Dimanche 05 juillet 2009
Dimanche 28 juin 2009 (17è jour)
Statistiques du jour :
Distance parcourue : 62,54 km
Temps de déplacement : 3h47
Statitistiques globales :
Distance parcourue : 739,11 km
Temps de déplacement : 48h59
Vitesse moyenne : 15,1 km/h
Notes :
Je suis arrivé à Aschaffenburg, une petite ville située au bord du Rhin. Ca commence à devenir franchement pénible de longer le fleuve. Il y a trop de monde sur les pistes. Jamais je n’ai eu autant à jouer de la sonnette, à éviter les promeneurs et les cyclistes. S’il est vrai que j’aime croiser du monde le soir, il est tout aussi vrai que j’apprécie la quiétude des chemins. Pour cette raison, j’ai décidé de prendre le train demain jusqu’à Nuremberg. Egalement parce que le budget s’amenuise, qu’il reste encore 500 km avant de quitter l’Allemagne et que j’aimerais voir les pays de l’est. Je n’ai pas entrepris ce voyage pour m’énerver sur les routes. D’ailleurs, je me suis offert un hôtel très confortable pour la nuit.
Lundi 29 juin 2009 (18è jour)
Hier soir, j’avais acheté un billet direct pour Nuremberg. Je pouvais en avoir un autre qui arrivait plus vite mais il fallait prendre une correspondance à Wurzburg. Je préférais éviter d’avoir à changer de train avec le vélo et les bagages.
Ce matin, en attendant le train sur le quai, j’apprends qu’un probème électrique nous contraint à devoir descendre à Lohr, environ à mi-chemin entre Aschaffenburg et Würzburg. Des bus assurent la navette jusqu’à Gemünden. Je ne vois pas trop comment je vais monter dans un bus… Je me renseigne auprès de cinq cyclistes qui attendaient sur le quai pour aller à Würzburg et revenir à vélo en trois jours. L’un d’eux me dit qu’ils ne savent pas non plus comment faire. Je lui demande si je peux les suivre. Il me répond qu’il n’y a pas de problème.
Nous sommes huit cyclistes dans le compartiment vélos. Je demande au contrôleur comment faire avec les vélos pour rejoindre Gemünden. Il dit qu’il y a plusieurs bus mais qu’il y a également beaucoup de vélos dans le dernier wagon. Parmi eux, certains se rendaient en République tchèque et avaient la priorité. Résigné, je dis alors que je ferai la route à vélo. Le contrôleur m’indique qu’il y a quinze km. Je sors le GPS pour introduire la gare de Gemünden, j’enlève mes sandales pour chausser les baskets du vélo. Je descends du train avec tous les voyageurs. J’arrive à la hauteur des bus. Le cycliste, avec qui j’avais discuté sur le quai, me montre un bus en me disant que j’ai de la place pour y entrer avec le vélo. Je le remercie et il me dit de faire attention à moi. Le bus part. Le trajet dure quinze minutes.
Je suis dans le train. Mais je dois changer à Würzburg. Moi qui voulais éviter les correspondances…. C’est raté. Enfin, ce sont les aléas de l’aventure. Grâce au train, je rattrappe un peu le retard accumulé et les dépenses effectuées jusqu’à présent. J’économise cinq jours de trajet et il ne me restera plus que 200 km avant de quitter le pays au lieu de 500.

Me voici arrivé à Nürnberg. J’ai pris une chambre dans une auberge de jeunesse. J’ai de la chance, je suis seul à partager une chambre pour quatre personnes… enfin, pour l’instant. La vieillesse du bâtiment et l’austérité de la chambre me donnent l’impression d’êtrre dans un monastère. La partie ancienne de la ville est très agréable.

En me promenant du côté du château, près de l’auberge, avant de rentrer dormir, un homme dans la soixantaine m’a interpellé en allemand. Je lui ai fait savoir que je ne parlais pas sa langue. Il semblait cependant vouloir me dire quelque chose. Je me suis approché de lui. Il émanait un mélange d’odeurs de transpiration aigre et d’alcool. L’impact d’une consommation abusive de la boisson avait marqué son visage et il semblait ivre, ce qui me rendait un peu méfiant. En réalité, il voulait simplement me raconter une légende liée au rempart sur lequel nous nous trouvions. C’était l’histoire d’un chevalier, dont le nom allemand m’a échappé, condamné à mort pour vol. Il était prisonnier dans les donjons du château en attendant sa sentence. Il nourrissait le désir de pouvoir, une dernière fois, monter son cheval. Son vœu lui a été accordé. Installé sur la croupe de sa monture, il partit au galop et sauta par dessus les rempart pour prendre la fuite.
Le vieil homme m’a montré les traces de deux fers à cheval sur le rempart, là où le canasson aurait pris appui pour sauter. Ensuite, il m’a souhaité une bonne soirée en souriant. Je lui ai serré la main pour le remercier de m’avoir raconté cette histoire.


Mardi 30 juin 2009 (19è jour)
Une journée à Nuremberg
J’ai décidé de rester une journée supplémentaire dans la ville. De toutes les villes que j’ai visitées jusqu’à présent, Nuremberg est celle qui m’a le plus séduit. La partie ancienne est pleine de charme avec beaucoup de zones piétones. Une caractéristique de la ville est qu'il y a, sur le coin de nombreuses maisons des petites statuettes religieuses. En flânant au hasard des rues, on tombe sur des coins très mignons.






Les monuments datant du Moyen Age ont été très bien conservés. En réalité, il ne s’agit pas de conservartion mais de reconstruction d’après-guerre. Nuremberg, comme la plupart des villes allemandes, a été ravagée par les bombardements alliés. C’est là que s’est tenu le célèbre procès, entre le 14 novembre 1945 et le 1er octobre 1946, où furent condamnés à mort par pendaison 12 des 24 inculpés, hauts dignitaires du régime nazi. Les autres furent condamnés à perpétuité sauf trois qui furent acquité. Parmi les condamnés à mort se trouvaient notamment Martin Bormann (condamné à mort par contumance, étant trouvé mort alors qu’il prenait la fuite à la fin de la guerre), Hermann Göring (chef suprême de l’aviation et de l’économie de guerre et nommé Maréchal du Grand Reich pendant la guerre) qui se suicidera juste avant la sentence.
Grâce à la reconstruction, on peut encore visiter des monuments du Moyen Age tels que le Kaiserburg (château construit en 1040), la schöner brunnen (la belle fontaine, construite à la fin du 14è siècle mais celle-ci est une copie datant de 1912), la Sebalduskirche (église Saint-Sébald), la Frauenkirche (église Notre-Dame) ou encore la Lorenzkirche (église Saint-Laurent). Par ailleurs, pratiquement toutes les anciennes fortifications sont encore visibles ainsi que des tours de gardes postées en différents endroits des enceintes.




Statistiques du jour :
Distance parcourue : 62,54 km
Temps de déplacement : 3h47
Statitistiques globales :
Distance parcourue : 739,11 km
Temps de déplacement : 48h59
Vitesse moyenne : 15,1 km/h
Notes :
Je suis arrivé à Aschaffenburg, une petite ville située au bord du Rhin. Ca commence à devenir franchement pénible de longer le fleuve. Il y a trop de monde sur les pistes. Jamais je n’ai eu autant à jouer de la sonnette, à éviter les promeneurs et les cyclistes. S’il est vrai que j’aime croiser du monde le soir, il est tout aussi vrai que j’apprécie la quiétude des chemins. Pour cette raison, j’ai décidé de prendre le train demain jusqu’à Nuremberg. Egalement parce que le budget s’amenuise, qu’il reste encore 500 km avant de quitter l’Allemagne et que j’aimerais voir les pays de l’est. Je n’ai pas entrepris ce voyage pour m’énerver sur les routes. D’ailleurs, je me suis offert un hôtel très confortable pour la nuit.
Lundi 29 juin 2009 (18è jour)
Hier soir, j’avais acheté un billet direct pour Nuremberg. Je pouvais en avoir un autre qui arrivait plus vite mais il fallait prendre une correspondance à Wurzburg. Je préférais éviter d’avoir à changer de train avec le vélo et les bagages.
Ce matin, en attendant le train sur le quai, j’apprends qu’un probème électrique nous contraint à devoir descendre à Lohr, environ à mi-chemin entre Aschaffenburg et Würzburg. Des bus assurent la navette jusqu’à Gemünden. Je ne vois pas trop comment je vais monter dans un bus… Je me renseigne auprès de cinq cyclistes qui attendaient sur le quai pour aller à Würzburg et revenir à vélo en trois jours. L’un d’eux me dit qu’ils ne savent pas non plus comment faire. Je lui demande si je peux les suivre. Il me répond qu’il n’y a pas de problème.
Nous sommes huit cyclistes dans le compartiment vélos. Je demande au contrôleur comment faire avec les vélos pour rejoindre Gemünden. Il dit qu’il y a plusieurs bus mais qu’il y a également beaucoup de vélos dans le dernier wagon. Parmi eux, certains se rendaient en République tchèque et avaient la priorité. Résigné, je dis alors que je ferai la route à vélo. Le contrôleur m’indique qu’il y a quinze km. Je sors le GPS pour introduire la gare de Gemünden, j’enlève mes sandales pour chausser les baskets du vélo. Je descends du train avec tous les voyageurs. J’arrive à la hauteur des bus. Le cycliste, avec qui j’avais discuté sur le quai, me montre un bus en me disant que j’ai de la place pour y entrer avec le vélo. Je le remercie et il me dit de faire attention à moi. Le bus part. Le trajet dure quinze minutes.
Je suis dans le train. Mais je dois changer à Würzburg. Moi qui voulais éviter les correspondances…. C’est raté. Enfin, ce sont les aléas de l’aventure. Grâce au train, je rattrappe un peu le retard accumulé et les dépenses effectuées jusqu’à présent. J’économise cinq jours de trajet et il ne me restera plus que 200 km avant de quitter le pays au lieu de 500.

Me voici arrivé à Nürnberg. J’ai pris une chambre dans une auberge de jeunesse. J’ai de la chance, je suis seul à partager une chambre pour quatre personnes… enfin, pour l’instant. La vieillesse du bâtiment et l’austérité de la chambre me donnent l’impression d’êtrre dans un monastère. La partie ancienne de la ville est très agréable.

En me promenant du côté du château, près de l’auberge, avant de rentrer dormir, un homme dans la soixantaine m’a interpellé en allemand. Je lui ai fait savoir que je ne parlais pas sa langue. Il semblait cependant vouloir me dire quelque chose. Je me suis approché de lui. Il émanait un mélange d’odeurs de transpiration aigre et d’alcool. L’impact d’une consommation abusive de la boisson avait marqué son visage et il semblait ivre, ce qui me rendait un peu méfiant. En réalité, il voulait simplement me raconter une légende liée au rempart sur lequel nous nous trouvions. C’était l’histoire d’un chevalier, dont le nom allemand m’a échappé, condamné à mort pour vol. Il était prisonnier dans les donjons du château en attendant sa sentence. Il nourrissait le désir de pouvoir, une dernière fois, monter son cheval. Son vœu lui a été accordé. Installé sur la croupe de sa monture, il partit au galop et sauta par dessus les rempart pour prendre la fuite.
Le vieil homme m’a montré les traces de deux fers à cheval sur le rempart, là où le canasson aurait pris appui pour sauter. Ensuite, il m’a souhaité une bonne soirée en souriant. Je lui ai serré la main pour le remercier de m’avoir raconté cette histoire.


Mardi 30 juin 2009 (19è jour)
Une journée à Nuremberg
J’ai décidé de rester une journée supplémentaire dans la ville. De toutes les villes que j’ai visitées jusqu’à présent, Nuremberg est celle qui m’a le plus séduit. La partie ancienne est pleine de charme avec beaucoup de zones piétones. Une caractéristique de la ville est qu'il y a, sur le coin de nombreuses maisons des petites statuettes religieuses. En flânant au hasard des rues, on tombe sur des coins très mignons.






Les monuments datant du Moyen Age ont été très bien conservés. En réalité, il ne s’agit pas de conservartion mais de reconstruction d’après-guerre. Nuremberg, comme la plupart des villes allemandes, a été ravagée par les bombardements alliés. C’est là que s’est tenu le célèbre procès, entre le 14 novembre 1945 et le 1er octobre 1946, où furent condamnés à mort par pendaison 12 des 24 inculpés, hauts dignitaires du régime nazi. Les autres furent condamnés à perpétuité sauf trois qui furent acquité. Parmi les condamnés à mort se trouvaient notamment Martin Bormann (condamné à mort par contumance, étant trouvé mort alors qu’il prenait la fuite à la fin de la guerre), Hermann Göring (chef suprême de l’aviation et de l’économie de guerre et nommé Maréchal du Grand Reich pendant la guerre) qui se suicidera juste avant la sentence.
Grâce à la reconstruction, on peut encore visiter des monuments du Moyen Age tels que le Kaiserburg (château construit en 1040), la schöner brunnen (la belle fontaine, construite à la fin du 14è siècle mais celle-ci est une copie datant de 1912), la Sebalduskirche (église Saint-Sébald), la Frauenkirche (église Notre-Dame) ou encore la Lorenzkirche (église Saint-Laurent). Par ailleurs, pratiquement toutes les anciennes fortifications sont encore visibles ainsi que des tours de gardes postées en différents endroits des enceintes.




Publicité